Karla Hiraldo Voleau

Karla Hirlado Voleau est née en 1992. Elle est une photographe franco-dominicaine qui vit et travaille à Lausanne.
– Lieu de vie et atelier — ensemble ou séparés ?
Mon lieu de vie se trouve dans mon sac à dos, et mon atelier dans mon ordinateur portable, du coup… séparés ?
– As-tu un rituel quotidien ?
Étant toujours en déplacement, je trouve une certaine stabilité à travers les objets que j’emporte toujours avec moi : un certain type de café, mon filtre bleu turquoise, ou encore les objets que je porte quasiment tous les jours — ma montre, mes créoles et ma perle de Larimar bleue.
– Quel est le premier livre d’art dont tu te souviens ?

Ce n’est pas le premier, mais le livre que j’ai cherché le plus longtemps et avec grand intérêt est ‘Elemer’ de Marton Perlaki (2015). Il a vite été sold out, et c’est bien des années plus tard que je l’ai trouvé à Arles, car les éditeurs avaient retrouvé un vieux carton par hasard !

– Quelle musique écoutes-tu en travaillant ?

Ça dépend. J’aime bien écouter de la musique électronique sans paroles, de la techno rapide ou du punk avec des meufs qui crient — quelque chose qui donne la niaque.

– Quel est ton objet préféré à l’atelier ?

Quand j’ai la chance d’avoir un espace à moi et décoré, alors les œuvres d’art de mes ami.es, et des trouvailles comme celles sur la photo ci-jointe (des bouts de forêt, de montage, des gri-gris, des mots).

– As-tu toujours voulu devenir une artiste ?

Quand j’étais petite, je voulais être archéologue, puis adolescente j’ai rêvé d’être designer de mode — j’ai aussi pensé à être traductrice, travailler dans l’édition, car je parle plusieurs langues. Mais à partir de la terminale, j’ai décidé de me lancer dans un parcours artistique. Je ne savais pas trop comment, mais je voulais raconter des histoires et faire quelque chose avec les mains.

– À quoi ressemble une journée de repos ?

Malheureusement et comme pour beaucoup de mes collègues freelance, la journée de repos, le weekend, ça n’existe plus vraiment (tout comme la journée de travail pure et dure d’ailleurs). Je suis toujours disponible, toujours en train de penser à mes projets, aux deadlines ou aux mails. Du coup une journée de repos n’est pas vraiment belle à voir : dormir beaucoup, manger gras et se mettre au ralenti ! Aujourd’hui que j’ai entamé la trentaine, j’ai pour but de régulariser ce déséquilibre et je commence à réfléchir à des solutions concrètes pour avoir justement des belles journées off 🙂



Livres & Objets

Portrait ©Simone Sandahl

3 de mes objets préférés: une pierre de Larimar —se trouve uniquement en rép. dominicaine—, une mini pomme de pin de la vallée de Verzasca, et un galet de noyer avec l'inscription "aventurière".

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